- - -

Mardi 14 juillet 2026

Et si des résidus forestiers pouvaient remplacer une partie du charbon fossile utilisé dans l’industrie lourde ? C’est la piste explorée par Innofibre, centre de transfert de technologies du Cégep de Trois‑Rivières, dans le cadre d’un projet mandaté par Ressources naturelles Canada.

Avec un financement de 266 900 $, Innofibre a mené pendant un an le projet « L’utilisation du biocarbone pour la décarbonisation de l’industrie métallurgique » visant à mieux comprendre comment le biocarbone pourrait se substituer au charbon fossile utilisé dans l’industrie métallurgique.

Produit à partir de résidus forestiers, le biocarbone représente une alternative qui permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre, valoriser des matières actuellement peu exploitées et diversifier les débouchés de la filière forestière.

Des résultats concrets et prometteurs

Les travaux d’Innofibre démontrent un potentiel environnemental significatif, puisque remplacer une tonne de charbon fossile par du biocarbone pourrait réduire jusqu’à trois tonnes de CO₂ équivalent.

Le projet a aussi permis de constater un intérêt réel de l’industrie métallurgique pour cette alternative. Une adoption à grande échelle pourrait entraîner la valorisation de millions de tonnes de résidus forestiers dans différentes régions du Québec, tout en contribuant à la transition énergétique du secteur métallurgique.

Les travaux se poursuivent

Fort de ces premiers constats, Innofibre poursuivra ses travaux de recherche aux échelles pilote et précommerciale, soit la dernière étape avant la commercialisation d’un produit, en collaboration avec les secteurs métallurgique et forestier.

Un positionnement stratégique pour le Québec

Grâce à l’hydroélectricité et aux ressources forestières abondantes, les industries métallurgiques du Québec ont tout en main pour devenir des leaders mondiaux en acier et en aluminium verts et ils pourront compter sur Innofibre pour les aider à atteindre cet objectif.

« Le Québec est un acteur de premier plan dans le secteur forestier canadien, et sa réussite est essentielle à la force de notre économie nationale. Ces investissements soutiendront les travailleurs et les collectivités du Québec à court terme tout en plaçant notre province à l’avant-garde de l’innovation et des produits forestiers durables, en renforçant notre compétitivité au pays et en ouvrant de nouveaux débouchés à l’étranger. »

– Claude Guay, Secrétaire parlementaire du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles